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5 à 7 Interculturel 2017

5 à 7 interculturel : Jeudi le 30 mars 2017, une cinquantaine de personnes étaient présentes pour cet évènement qui se déroulait au Mon Joli Motel. Monsieur Gervais Lévesque et M. Daniel Langlais travaillent dans ce dossier à titre de relayeurs dans la Mitis. Voici ce que rapportait madame Sonia Lévesque qui était présente lors de ce 5 à 7, au cours duquel plusieurs interlocuteurs ont pris la parole :

 

Daniel Langlais, directeur du Carrefour jeunesse-emploi Mitis (CJEM), mise sur le volet entrepreneuriat pour les amener à s’installer et s’intégrer dans La Mitis. « On a ce potentiel à leur offrir. Il y en a qui ont tissé des liens avec des employeurs. J’ai l’impression qu’on a semé quelque chose, c’est du travail à long terme. Une chose est sûre, quand ils vont parler de La Mitis à leur communauté, ils le feront en bien. Comme ambassadeurs, c’est mission accomplie. S’ils viennent s’établir, ce sera le plus » directeur du CJEM que préside Julie Fortin.

 

Des immigrants charmés par l’accueil des Mitissiens

Accueil chaleureux

Invités à commenter leur court séjour en terre mitissienne, les mêmes mots revenaient en boucle dans la bouche des participants : la qualité de l’accueil, la gentillesse des gens.

 

Résidents permanents, ces gens d’origines diverses n’ont pas la citoyenneté canadienne. Pas encore du moins. « Notre mission, que ce soit à Montréal ou en dehors de Montréal, c’est de les accompagner dans leurs démarches de se trouver du travail rapidement. Je vois des gens qui après quatre, cinq ans, sont très, très loin de leur rêve d’immigration » indiquait Saïd Fenaoui, coordonnateur de Le Collectif, membre du Réseau des organismes de régionalisation de l’immigration au Québec.

 

« La régionalisation, c’est un défi majeur pour tous les Québécois. Le grand problème, pour des gens, c’est que quitter Montréal, c’est une 2e immigration. Ils ne connaissent pas le Bas-Saint-Laurent, ils ne connaissent même pas la Montérégie, qui est à une heure de Montréal» soulignait M. Fenaoui à la faveur d’un 5 à 7 sur le thème interculturel, au  Mon Joli Motel, jeudi.

 

« On accueille 50 000 personnes par an, mais 86 % des nouveaux arrivants restent à Montréal » illustrait-il.

 

Jonathan Ferté, Français d’origine, agronome de métier, disait : «On n’a peut-être pas la job idéale pour commencer, mais l’expérience acquise sécurise beaucoup les employeurs par la suite. Ça vaut le coup » disait M. Ferté qui est à l’emploi depuis bientôt un an de la MRC de La Mitis.

 

La mairesse de Mont-Joli les a encouragés vivement à choisir Mont-Joli et La Mitis. « Soyez audacieux parce que je sais que vous êtes au Québec depuis peu, mais osez faire le pas de venir en région. On a beaucoup à apprendre mutuellement. Quel plaisir ce serait de vous avoir chez nous, d’ajouter à notre humanité et de prouver qu’ici on peut être heureux ensemble et partager à tous égards » a souligné Danielle Doyer.

 

Sarah Elachily, une Marocaine débarquée au Québec depuis le 6 mars seulement, s’est même trouvé un emploi dans une poissonnerie en visitant le salon de l’emploi, mercredi, au centre Le Colombien. « J’ai accepté sur place et je compte déménager la semaine prochaine » a témoigné cette diplômée en informatique.

 

Administrateur de système informatique, Alexandre, arrivé depuis peu de son Ukraine natale, est tombé en amour avec le Canada. « Je suis passé par la France, c’est autre chose, je suis à Montréal, c’est autre chose » a-t-il lancé sous le regard approbateur des autres participants.

 

Future maman, Hamida Ben Nasrallah s’est aussi éprise de La Mitis et plus particulièrement de Saint-Octave-de-Métis où elle rêve de s’installer avec son conjoint Wadji Dridi, un mécanicien d’origine tunisienne comme elle.